Selon une récente évaluation de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), l'aspartame, un édulcorant de synthèse connu sous le nom d'E951, n'entraîne pas de risques pour la santé.
Une évaluation approfondie
L'EFSA a mené une étude complète sur la sécurité de l'aspartame et ses produits de décomposition. Les experts se sont basés sur des recherches variées, y compris des documents examinés par leurs pairs, ainsi que des études récentes menées sur des sujets humains.
Dans un avis préliminaire, ils ont conclu que l'aspartame n'implique pas de toxicité pour les consommateurs aux niveaux d'exposition actuels. Ils ont précisé que la dose journalière acceptable (DJA) est considérée comme sûre pour l’ensemble de la population, même si l’exposition réelle des consommateurs reste inférieure à cette limite.
Des chiffres rassurants
Actuellement, la DJA de l'Organisation mondiale de la santé est fixée à 40 mg par kilo de poids corporel chaque jour, équivalant à 2,8 g pour un adulte de 70 kg. Pour dépasser cette limite, il faudrait consommer des quantités d'aspartame bien plus élevées que ce qui est couramment ingéré, par exemple, un adulte de 60 kg devrait boire quotidiennement 12 canettes de soda light contenant l'édulcorant à sa concentration maximale.
En réalité, les doses d'aspartame dans les sodas sont souvent 3 à 6 fois inférieures aux seuils autorisés.
Préoccupations pour les femmes enceintes
Bien que ces conclusions soient rassurantes, des inquiétudes subsistent concernant les effets de l'aspartame, notamment pour les femmes enceintes. Des études ont suggéré un lien potentiel entre l'édulcorant et des risques tels que des cancers et des naissances prématurées.
En juin dernier, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation a recommandé une prudence accrue, indiquant que cet additif alimentaire n'offre « aucun intérêt nutritionnel » pour les femmes enceintes.







