Une start-up finlandaise s'engage pour la planète. Pour atténuer l'impact de la viande de poulet sur l'environnement, elle exploite toutes les parties des volailles.
SuperGround, cette start-up finlandaise, a conçu une idée audacieuse visant à réduire tant les coûts de production que l'impact écologique des produits à base de poulet, comme les nuggets et les boulettes. Leur philosophie est simple : ne rien jeter ! Toutes les parties du poulet sont employées, y compris les os.
Le concept de SuperGround
Pour éradiquer les déchets issus du poulet, la start-up a imaginé un procédé novateur : incorporer les os dans la préparation des nuggets. La technique consiste à mélanger les os avec des protéines végétales et de la chair de poulet, puis à intégrer cette concoction au reste de la viande. Les étapes de fabrication des nuggets ne sont généralement pas très appétissantes, donc nous vous épargnons les détails.
Tuomas Koskinen, le co-fondateur de SuperGround, affirme que les os deviennent indétectables grâce à leur processus qui ramollit et broie les os, rendant le calcium principalement dissous et sans aucune particule dure. Il espère que ces nuggets seront commercialisés d'ici 2023, et se donne pour mission de convaincre l'industrie agro-alimentaire que l'utilisation des os pour l'alimentation humaine est plus rentable. En Europe, ces mêmes os sont actuellement réservés à l'alimentation porcine. Koskinen est confiant quant à son aptitude à persuader les autorités, surtout avec l'augmentation de la demande de viande et la valeur plus élevée de la consommation humaine.
Pourquoi intégrer des os dans les nuggets ?
Au cours des 50 dernières années, la part de consommation de poulet dans le total de la viande a augmenté de 15% à 36%. Selon la FAO, l'agence de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture, la production de viande devrait croître de 17% dans la prochaine décennie. Pour SuperGround, tirer parti des os est une opportunité sous-exploitée pour l'industrie. En les utilisant pour l'alimentation humaine, il serait possible de minimiser l'impact environnemental de la production de viande tout en diminuant son coût.
Le principal défi de l'entreprise demeure de convaincre les consommateurs. Cependant, Koskinen se montre optimiste : selon lui, les gens ne prêtent déjà pas suffisamment attention aux listes d'ingrédients des aliments qu'ils consomment.







