Les méduses font de plus en plus sensation dans les assiettes chinoises et japonaises. Alors au lieu de les laisser nous piquer, pourquoi ne pas les déguster ?
La gastronomie asiatique est un véritable festin pour ceux en quête de saveurs nouvelles et d'ingrédients insolites. Au-delà des traditionnels sushis et pho, une curiosité plutôt inattendue fascine les gastronomes : la méduse. Ce met atypique, prisé en particulier par les Japonais, fait jaser en Europe. Pourquoi ces créatures que l'on évite habituellement en été sont-elles si recherchées en cuisine ? Partons à la découverte de cette tendance gourmande, de Tokyo à Paris.
L'attrait nutritionnel des méduses
Il est bon de préciser que toutes les méduses ne se consomment pas. Spécifiquement, la Rhopilema Esculenta, présente sur les côtes asiatiques, est la variété la plus utilisée en cuisine. Il serait imprudent de s'aventurer à déguster une espèce non comestible, comme celles que l’on peut rencontrer en Méditerranée.
Sur le plan nutritionnel, la méduse est un aliment surprenant : elle est composée à 95 % d'eau et est riche en protéines et en glucides, ce qui en fait un choix intéressant pour ceux qui cherchent à diversifier leur alimentation. Au Japon, environ 13 tonnes de méduses sont consommées chaque année, attestant de leur popularité.
Une expérience culinaire unique
Mais que dire de son goût ? De façon inattendue, la méduse n’a pas une saveur prononcée. C'est plutôt sa texture croquante et caoutchouteuse, rappelant celle des champignons noirs, qui séduit les amateurs. Avant la préparation, les parties urticantes sont soigneusement retirées et la chair, nettoyée, est découpée en fines tranches.
En France, la tendance commence à s'imposer, avec plusieurs restaurants, tels que Magokoro et Li Ka Fo à Paris, qui proposent des plats à base de méduse. Il est même possible d’en acheter dans des épiceries asiatiques comme Art 2 Chine, où elles sont disponibles en sachets prêts à déguster.
Un geste pour l'environnement
En 2013, l'ONU a suggéré d'intégrer les méduses dans notre alimentation pour aider à protéger les écosystèmes marins. Selon la Food and Agriculture Organization (FAO), la surpêche a réduit le nombre de prédateurs des méduses, et leur prolifération est désormais un sujet de préoccupation. La solution ? Consommer ces créatures marines !
Au-delà de son goût particulier, la méduse pourrait bien devenir un emblème d'une nouvelle façon de penser notre rapport à la mer et à la gastronomie.






