Devenue incontournable sur les tables françaises, la charcuterie végétale suscite un mélange d'intérêt et de scepticisme, en particulier chez les amateurs de viande. Pour me faire une idée claire, j'ai décidé de goûter à des alternatives végétales, allant du jambon aux lardons en passant par le bacon.
Une nouvelle offre sur le marché
En mars 2024, la marque Better Balance a été lancée par le groupe Aoste, un mastodonte de la charcuterie. Elle propose désormais des steaks, des galettes et des émincés à base d'ingrédients non carnés. Julie Vidal, responsable marketing chez Aoste, a précisé que d'ici 2028, le marché des substituts végétaux devrait atteindre 1,4 milliard d'euros, avec une croissance annuelle de plus de 12 %. Dans le même temps, Fleury Michon a dévoilé sa propre gamme de jambon végétal, intitulée Tranches Végétales.
Des tests au goût surprenant
Pour m'assurer de la qualité de ces produits, j'ai testé trois références de la marque La Vie : du jambon, des lardons et du bacon. Leur promesse ? Imitation fidèle du goût et de la texture de la viande. Le résultat pour le jambon a été particulièrement impressionnant. Contrairement à mes craintes, les tranches conservent une bonne tenu, s'apparentant presque à du blanc de dinde. Les lardons se laissent également apprécier, bien qu'ils s'effritent un peu plus et grillent à merveille. En revanche, le bacon n’a pas su me convaincre, présentant un goût de fumé un tantinet dérangeant.
Côté ingrédients, la liste est raisonnable : protéines de pois réhydratées et protéines de soja, agrémentées d'arômes naturels. Notons toutefois la présence de deux additifs vegan, un correcteur d'acidité et un conservateur, qui se démarquent des nitrites présents dans la charcuterie traditionnelle.
Alternatives réalistes mais pas identiques
Pour être franc, ces produits n'égaleront pas le goût d'un jambon artisanal ou la texture d'un lard fumé provenant directement du boucher. Cependant, ces alternatives constituent une option prometteuse face à la charcuterie industrielle. Incorporés dans des plats comme des quiches ou des croque-monsieur, ils pourraient tromper même les carnivores les plus aguerris.







