Face aux inquiétudes des associations de consommateurs, le gouvernement a décidé de renforcer les contrôles concernant la présence de nanoparticules dans les produits alimentaires.
Récemment, l'association 60 millions de consommateurs a lancé une alerte sur les nanoparticules présentes dans les sucreries. En réponse à cette préoccupation, le gouvernement s'engage à intensifier les vérifications sur les produits alimentaires en raison des incertitudes concernant l'impact sanitaire de ces nanoingrédients. L'objectif est de traquer les nanoparticules, ces substances si petites qu'elles peuvent pénétrer dans l'organisme, notamment dans des produits tels que les sucreries.
La mise en lumière du colorant E171, ou dioxyde de titane, par 60 millions de consommateurs a suscité des réactions. Cet additif, utilisé fréquemment en tant que colorant dans l'industrie alimentaire, a été identifié sous forme de nanoparticules dans divers échantillons, tels que des bonbons et gâteaux, sans mention sur les étiquettes.
évaluation des risques pour les consommateurs
Cette situation a conduit plusieurs associations à demander le retrait de cet additif ainsi qu'une meilleure transparence dans l'étiquetage. Le gouvernement, soucieux de ces préoccupations, a saisi l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) pour évaluer les risques associés à la consommation de produits contenant des nanoparticules.
Ces travaux visent à permettre à la France de soutenir, au niveau européen, un dossier pour la réévaluation de cette substance par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA), comme l'indique un communiqué de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). La DGCCRF insiste également sur l'obligation pour les producteurs de faire preuve de transparence dans l'étiquetage des produits contenant des nanomatériaux.







