Désirée Oostland, une journaliste de Vogue Germany, a pris une décision audacieuse : éliminer le sucre transformé de son alimentation pendant huit semaines. À travers son expérience, elle partage les leçons qu'elle en a tirées.
Pendant plus de 32 ans, Désirée a été une fervente consommatrice de sucreries, toujours prête à savourer un dessert après chaque repas. Bien qu'elle menait une vie sainement équilibrée, son addiction au sucre s'est révélée contradictoire, l'amenant à se questionner sur la nature de ses choix alimentaires. C'est alors qu'elle a décidé, en novembre dernier, d'engager une détoxification du sucre, se demandant si elle n'était pas captive d'une véritable addiction.
les signes d'une addiction alimentaire
D'après la nutritionniste Heike Niemeier, interviewée par Désirée, "on parle d’addiction alimentaire lorsque l’on se sent incapable de faire des choix libres ou de contrôler ses envies." Un autre aspect révélateur est le sentiment de culpabilité : beaucoup de personnes conscientes de leur dépendance au sucre ressentent une gêne face à cette situation. Cela a été le cas pour la journaliste, qui a alors décidé d'éliminer radicalement le sucre de son régime.
"Lorsque l'apport en protéines est insuffisant, les envies de sucreries augmentent", explique-t-elle. Un cycle vicieux se met alors en place, où le corps, pour compenser le manque de nutriments, réclame des aliments sucrés, aggravant ainsi la situation.
les bienfaits de l'absence de sucre
Les premiers jours de cette nouvelle routine ont été difficiles pour Désirée. "J'avais toujours l'envie de me tourner vers une friandise, et résister était un véritable défi." Heureusement, les effets de la détox apparaissent rapidement : "Dès le troisième jour, j'ai commencé à ressentir une amélioration. Je me suis sentie plus énergique au réveil, plus concentrée dans mes tâches quotidiennes et j'ai même remarqué une sensation de légèreté, tant physique que mentale. Mon sommeil s'est amélioré et j'étais plus détendue durant la journée." Après une semaine, certains kilos superflus avaient disparu, bien qu'elle n'ait jamais cherché à perdre du poids.
un rapport sain avec le sucre
Mais doit-on bannir totalement le sucre? Pas forcément. Heike Niemeier rappelle que "le sucre n’est pas un ennemi absolu; il peut être une source de plaisir". La clé réside dans la modération. L’Organisation mondiale de la santé préconise de ne pas dépasser 25 grammes de sucre quotidiennement, mais cette limite doit être ajustée en fonction de l’activité physique.
Certaines personnes choisissent une suppression totale du sucre, y compris celui d’origine naturelle, comme les fruits. Toutefois, Heike Niemeier explique qu'il est inutile de renoncer à ces sources de fructose. "Le fructose a un impact différent du sucre transformé, et peut être dégusté avec modération." Elle conseille de limiter l'apport en fruits à environ 300 grammes par jour, soit l'équivalent d'une pomme ou de deux petits abricots.
Aujourd'hui, après huit semaines sans sucre industriel, Désirée ne regrette pas sa décision : "J’ai gagné en énergie, en concentration et en bien-être." Bien qu'elle apprécie encore quelques plaisirs occasionnels, elle a considérablement révisé sa relation avec le sucre, un changement qui pourrait s'avérer définitif.







