Des chercheurs américains ont récemment mis en lumière un fait intéressant : alors que les régimes végétariens sont généralement liés à une mortalité réduite, ce bénéfice semble s'estomper après 80 ans. Passé cet âge, le risque de maladies neurologiques, notamment d’accidents vasculaires cérébraux (AVC), de démence et de maladie de Parkinson, augmente considérablement. Cette conclusion émane d'une étude publiée dans l'American Journal of Clinical Nutrition par des spécialistes de Loma Linda University Health.
Le régime pesco-végétarien : une solution à considérer
Selon Gary Fraser, professeur émérite à l'École de santé publique de Loma Linda et chercheur principal de l'étude, "ces risques accrus de troubles neurologiques chez les personnes végétariennes de 80 ans ne sont pas négligeables, et il est essentiel de ne pas les ignorer pour maintenir les avantages d’un régime végétarien au fil des ans". Il recommande donc de considérer un régime pesco-végétarien, qui inclut le poisson. Ce type d’alimentation présente un avantage léger mais significatif par rapport aux régimes végétariens traditionnels et non-végétariens, même pour les aînés.
Des chiffres révélateurs sur la mortalité
Les chercheurs ont analysé les données d'une cohorte d'environ 96 000 individus aux États-Unis et au Canada, avec plus de 88 000 participants et environ 12 500 décès pris en compte. Les informations alimentaires ont été collectées à l'aide d'un questionnaire classant les participants en cinq catégories : non-végétarien, semi-végétarien, pesco-végétarien, lacto-ovo-végétarien et végétalien. Les résultats indiquent que les végétariens bénéficient d'un risque de décès réduit d'environ 12 % par rapport aux non-végétariens. Les pesco-végétariens, quant à eux, affichent un risque de décès inférieur de 18 %. Le régime lacto-ovo-végétarien, qui inclut des produits laitiers et des œufs, présente un risque de décès réduit de 15 %. Enfin, bien que les végétaliens aient un risque d’environ 3 % inférieur, les hommes végétaliens semblent bénéficier davantage que leurs homologues non-végétariens, en revanche les femmes ne connaissent pas cette même amélioration.
Comme conclut Gary Fraser, "il s'agit de l'une des données les plus claires montrant que les végétariens bénéficient d'une meilleure protection contre la mortalité prématurée par rapport aux non-végétariens."






