Si l'augmentation de la consommation d'aliments ultratransformés est associée à des risques accrus de maladies chroniques, certains de ces aliments peuvent néanmoins s'intégrer dans un régime équilibré.
La question persiste : les aliments ultratransformés sont-ils à proscrire totalement de notre alimentation ? Faut-il en faire une exception à l'occasion ? Naviguer à travers les diverses informations sur le sujet peut s'avérer complexe.
Pour clarifier la situation, le journal britannique The Guardian a sollicité plusieurs experts en nutrition. Selon Charlie Watson, diététicien au NHS et auteur du livre Cook Eat Run, les aliments ultratransformés se définissent ainsi : « Ces produits ont subi des modifications significatives par rapport à leur forme naturelle et incluent souvent une multitude d'ingrédients, dont beaucoup sont peu familiers, tels que des stabilisants, conservateurs, colorants et arômes artificiels. »
la nécessité de réduire leur consommation
Les spécialistes s'accordent à dire qu'une consommation élevée d'aliments ultratransformés accroît le risque d'obésité ainsi que de maladies telles que les affections cardiaques, le diabète et certains cancers.
Avec la diversité des aliments concernés, des sucreries aux plats préparés en passant par les pains et salades en sachet, il semble impossible de les éliminer complètement de notre alimentation. Sophie Medlin, diététicienne spécialisée dans la santé colorectal chez CityDietitians à Londres, souligne : « Les études montrent que même les personnes ayant une santé optimale consomment encore des aliments ultratransformés. L'objectif n'est pas de les faire disparaître, mais plutôt de réduire leur consommation. »
se faire plaisir à l'apéritif
Dans le cadre d'une consommation raisonnée, le houmous émerge comme un choix à envisager sans culpabilité. Originaire du Proche-Orient, ce plat fait à base de purée de pois chiches et de tahini contient habituellement un conservateur, l'acide ascorbique, qui est en réalité une forme de vitamine C naturelle présente dans de nombreux fruits et légumes, comme l'explique la diététicienne Nichola Ludlam-Raine au Guardian.
De plus, les experts recommandent d'examiner les produits alimentaires présents dans votre cuisine et d'envisager de remplacer certains par des alternatives non transformées. Par exemple, les céréales du petit-déjeuner peuvent facilement être remplacées par du muesli fait maison, n'intégrant que de l'avoine, des noix, des graines et des raisins secs.
Pour ceux qui s'interrogent encore, il est conseillé de consulter la liste des ingrédients et de limiter l'achat d'aliments contenant une multitude d'ingrédients méconnus ou peu communs dans la cuisine domestique.






