Le dernier rapport des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) révèle des chiffres alarmants sur l'origine des intoxications alimentaires dans les restaurants.
Le 2 juin dernier, le CDC a publié une étude exhaustive portant sur les épidémies d'intoxications alimentaires survenant dans des établissements de restauration aux États-Unis entre 2017 et 2019. Mauvaise chaîne du froid, produits périmés, présence d’animaux nuisibles, mais ce qui frappe le plus, c'est que la plus grande responsabilité semble incomber aux pratiques de gestion du personnel.
Des employés malades, la cause majeure
D'après l'enquête du CDC, près de 40 % des épidémies d'intoxication alimentaire peuvent être attribuées à des employés malades, et parmi eux, le norovirus, connu pour provoquer des gastro-entérites aigües, est le principal coupable. Comment est-il possible qu'un serveur ou un cuisinier s'expose ainsi à un risque pour les clients ?
Une politique de sécurité alimentaire insuffisante
Bien que 85 % des restaurants concernés affirment interdire le travail aux employés malades, une majorité ne dispose pas de protocoles efficaces pour signaler ces situations. Moins d'un quart des établissements (23 %) exigent que les employés informent un responsable en cas de symptômes tels que vomissements et diarrhée. Cette négligence est d'autant plus inquiétante lorsque l'on apprend que seulement 44 % des managers offrent des congés payés en cas de maladie. Dans un secteur où les salaires dépendent souvent des pourboires, les employés peuvent se sentir contraints de choisir leur revenu au détriment de leur santé et de celle des clients. La devise "travailler c'est se soigner" devient alors un slogan bien amer.







