Plutôt que d'acheter en magasin, de plus en plus d'amateurs choisissent de créer eux-mêmes leurs boissons alcoolisées. Une pratique à la fois ludique et savoureuse qui connaît un engouement grandissant.
Le mouvement do it yourself (DIY) s'étend désormais aux alcools fait maison. Des kits de brassage de bières aux concoctions de liqueurs, la créativité culinaire n'a jamais été aussi variée. Pour les novices, des kits spécifiques sont disponibles en magasin et permettent de se lancer en toute simplicité. Par exemple, un kit pour produire son propre whisky comprend un fût, un entonnoir et des bouteilles d’orge malté, tandis qu’un coffret de liqueurs à l’ancienne inclut plusieurs flasques en verre et des ingrédients à mélanger. Les possibilités sont infinies.
A-t-on le droit de produire son propre alcool ?
Il est essentiel de distinguer la production d'alcool par fermentation de celle par distillation. Comme le précisent des experts dans leur ouvrage L'alcool en question, la fermentation est réelle, tandis que la distillation est strictement réglementée. En France, faire son alcool par fermentation (comme la bière ou le vin) est légal, tant que la vente de ces produits n’est pas envisagée. En revanche, distiller de l'alcool nécessite des autorisations précises, rendant celle pratique beaucoup plus complexe.
Les outils indispensables pour créer son alcool maison
Aujourd'hui, des guides pratiques et des kits de préparation sont à la disposition de quiconque souhaite s'essayer à la fabrication d'alcools maison. Des ouvrages comme Le Petit Livre secret des rhums arrangés invitent à explorer le monde des boissons exotiques, tandis que Secrets de brasseur dévoile les arcanes de la fabrication de la bière. Les passionnés peuvent ainsi se lancer en toute confiance, munis de leurs ustensiles et ingrédients.
En conclusion, la montée en popularité des kits de brassage et des guides de fabrication pourrait inciter certains à minimiser la consommation d'alcool. Cependant, des spécialistes dénoncent une banalisation potentielle, même si ces méthodes permettent une prise de conscience et une appréciation du temps requis pour la production. Car après tout, même un amateur de tricot sait que créer quelque chose de soi prend du temps.







