D'après un récent rapport de l'association Agir pour l'Environnement, certaines bûches glacées disponibles dans les supermarchés pourraient contenir des nanoparticules nuisibles à la santé.
À l'approche des fêtes, le choix d'une bûche de Noël glacée traditionnelles peut s'avérer risqué. L'étude, rendue publique le 21 décembre 2017 par l'association Agir Pour l'Environnement (APE), révèle que certains de ces desserts pourraient renfermer des nanoparticules potentiellement dangereuses.
Les produits analysés
Les membres de l'association ont examiné des bûches glacées issues de 10 grandes enseignes, y compris Carte d'Or, Lenôtre, Fauchon, Leclerc et Monoprix. Les résultats ont mis en lumière la présence de colorants à échelle nanoparticulaire, notamment le E171 (dioxyde de titane), utilisé pour blanchir et faire briller les préparations, et le E172 (oxydes de fer) qui donne une teinte rouge.
Les risques pour la santé
Les nanoparticules soulèvent d'importantes préoccupations sanitaires. Une étude de mars 2017 a révélé qu'elles pourraient favoriser l'apparition de lésions précancéreuses, notamment au niveau du côlon.
Cependant, APE souligne qu'il n'est pas encore prouvé de manière définitive que ces nanoparticules soient présentes dans les produits concernés, bien que leur présence dans ces bûches soit jugée « très susceptible ».
Un appel à l'action
« Une fois de plus, les nanoparticules s'invitent en cachette à notre table ! Après Halloween et les bonbons, puis Pâques et les chocolats, c'est désormais Noël et les bûches qui sont concernées », alerte Magali Ringoot, coordinatrice des campagnes pour Agir Pour l'Environnement. Elle insiste sur la nécessité d'interdire ces substances dangereuses ou, à tout le moins, de les mentionner clairement sur les étiquettes, comme le prévoit la législation.







