La Commission européenne a annoncé la mise en place d'une nouvelle réglementation limitant l'usage des acides gras trans à 2 % dans les aliments transformés. Cette initiative, qui prendra effet le 2 avril 2021, vise à protéger la santé des consommateurs, notamment face aux risques accrus de maladies cardiovasculaires.
Selon un communiqué publié le 24 avril, l'objectif est d'offrir aux Européens des options alimentaires plus saines. Les acides gras trans, présents notamment dans les aliments frits, viennoiseries, gâteaux, biscuits, en-cas salés et soupes déshydratées, sont couramment utilisés depuis les années 1950 pour stabiliser et conserver les produits. Toutefois, plusieurs études récentes pointent du doigt leur impact négatif sur la santé, notamment en augmentant le risque de mortalité précoce liée à diverses maladies telles que les maladies cardiaques, les cancers et les affections neurodégénératives.
Vers une interdiction des acides gras trans
En parallèle, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a inscrit l'interdiction des acides gras trans comme une priorité, souhaitant leur disparition totale d'ici 2023. Les statistiques avancent que ces acides pourraient être responsables de 500 000 décès annuels dus à des maladies cardiovasculaires.
En Europe, la pression politique en faveur d'une réglementation existe déjà : des eurodéputés avaient sollicité une limitation des acides gras trans lors d'un appel en 2016, mettant en lumière les risques tels que le diabète, l'infertilité, les maladies d’Alzheimer, et certains types de cancers liés à leur consommation. Il est intéressant de noter que des pays comme les États-Unis et le Canada ont déjà banni ces substances, respectivement en juin 2015 et en septembre 2018, alors que le Danemark applique une réglementation stricte depuis 2003.
En France, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (ANSES) a conclu qu'aucune augmentation du risque cardiovasculaire n'est associée aux acides gras trans d'origine naturelle dans les niveaux de consommation actuels. Toutefois, elle encourage les efforts visant à réduire leur utilisation, tant pour des raisons de santé publique que pour minimiser l'exposition.







