Un Australien âgé de 67 ans a été hospitalisé après avoir ingéré de l'extrait de noyau d'abricot pendant cinq ans, croyant en ses supposées propriétés anticancéreuses. Une étude de cas récemment publiée dans la revue BMJ Case Reports met en lumière les dangers liés à cette pratique.
La décomposition de l'amygdaline en cyanure
Le patient, qui avait réussi à surmonter un cancer de la prostate, a préparé son propre extrait et en consommait deux cuillères à café chaque jour, en plus d'un produit commercial. Les noyaux d'abricot contiennent de l'amygdaline, une substance naturelle que le corps transforme en cyanure, un poison puissant. En grande quantité, cette toxine peut entraîner des effets graves, tels que des vertiges, des vomissements, des convulsions, des troubles respiratoires, ainsi qu'une diminution de la pression artérielle et du rythme cardiaque.
Lors d'une opération chirurgicale, les médecins ont observé une hypoxie, c'est-à-dire un taux d'oxygène anormalement bas dans le sang du patient. Les analyses ont révélé un taux de cyanure 25 fois supérieur aux limites sécuritaires. Après avoir cessé de consommer l'extrait de noyau d'abricot pendant seulement trois jours, son niveau d'oxygène s'est stabilisé. Cette situation souligne les risques associés à l'utilisation prolongée de remèdes alternatifs sans supervision médicale adéquate, comme le confirment les chercheurs de cette étude de cas.






