La discrimination fondée sur l'apparence des clients est non seulement choquante, mais aussi illégale. Malgré cela, certains établissements en vogue continuent de l'appliquer.
En 2013, Le Canard Enchaîné a mis en lumière un célèbre restaurant parisien, Le Georges, prisé par des personnalités telles que Kanye West et John Kerry. Ce lieu est devenu incontournable, mais pas pour sa cuisine.
L'hebdomadaire satirique s'est penché sur la question des tables réservées, non pas pour leur qualité, mais selon des critères d'apparence physique. Ainsi, des tables sont allouées aux "gens beaux", laissant les "autres" dans des zones moins prisées. Un véritable scandale de discrimination.
Critères de beauté : une absurdité à gérer
Cette politique de placement soulève de nombreuses questions : qui décide qui est beau ou laid ? Les critères peuvent varier d'une personne à l'autre, rendant l'application de cette règle encore plus complexe. Un membre du personnel a révélé : "Nous recevons des reproches pour avoir placé un client jugé peu attrayant dans la section des beaux". L'arbitraire de cette pratique crée des tensions.
Les défis ne s'arrêtent pas là. Un serveur a déjà dû faire face à une "erreur de casting" : "Une personne jugée peu attrayante est assise dans la section des laids, mais se retrouve soudainement entourée d'un groupe de mannequins. Comment la déplacer sans créer une scène ?"
L'argent et la célébrité, un passeport pour la beauté
Il est poignant de constater que la laideur peut être compensée par la richesse ou la célébrité. Une personnalité célèbre, initialement placée dans une section peu reluisante, sera vite transférée là où se trouvent les VIP, simplement en raison de son statut social.
Une véritable réflexion s'impose pour ces établissements. Avec la montée du mouvement prônant l'acceptation de soi et le rejet des retouches photo, les restaurants devraient reconsidérer leur politique de placement. S'ils continuent sur cette voie, ils risquent de devenir des exemples de la laideur morale, ce qui, à bien des égards, est bien plus grave.







