Une étude menée par l'association Familles Rurales révèle que les prix des fruits et légumes estivaux n'ont jamais été aussi élevés en neuf ans. Among les produits les plus touchés, les pommes de terre et les fraises affichent une augmentation de près de 37 %.
Les fruits et légumes en forte hausse
En France, 2023 est marquée par une flambée des prix, selon le baromètre annuel de Familles Rurales, publié récemment dans La Croix. Le prix moyen d'un kilo de fruits s'élève à 4,1 €, soit 18 % de plus qu'en 2022, tandis que celui des légumes atteint 2,3 €, avec une hausse de 10 %. Les experts attribuent cette augmentation à un printemps particulièrement défavorable.
Exceptions notables
Certaines catégories échappent à cette tendance inflationniste. Par exemple, les tomates et les carottes ont vu leurs prix diminuer, respectivement de 4,9 % et 4,4 %, atteignant 1,93 € et 1,54 € le kilo.
Les différences de prix entre bio et conventionnel
Familles Rurales indique également un élargissement de l'écart de prix entre les produits bio et conventionnels. Le coût moyen d'un kilo de fruits bio est de 6,95 €, soit 2,8 € de plus que les fruits conventionnels. Pour les légumes, le prix moyen bio est de 4,1 €, avec un surcoût de 1,8 €
Les produits bio subissent des augmentations de prix plus marquées, notamment les nectarines, pêches et haricots verts. Dominique Marmier, président de Familles Rurales, souligne que la culture bio est sans doute plus complexe en période de conditions météorologiques difficiles.
Favoriser les produits locaux
Une note positive émane de l'association, qui constate que les fruits et légumes français deviennent de plus en plus compétitifs. En effet, neuf produits sur seize issus de France sont en moyenne moins chers que leurs homologues importés. Familles Rurales recommande de comparer les prix d'un magasin à l'autre et d'opter pour les produits locaux.
Chaque été, les observateurs de Familles Rurales suivent les prix de 8 fruits et 8 légumes à deux périodes : en juin et juillet. Ils prennent en compte l'origine des produits ainsi que le type de surface de vente (hypermarchés, supermarchés, marchés). Les résultats sont compilés dans un observatoire publié avant la fin de l'été.







